comprenons bien que Nicolas Sarkozy est le Chef de l'Etat Français et qu'il a bien été élu: cela se respecte, cela s'accepte mais que ne pouvons-nous pas accepter, que ne pouvons-nous pas
tolérer?
la politique de Nicolas Sarkozy, on peut la définir comme une ébauche de national-capitalisme (comprenons bien la volonté d'instaurer le parallèle avec le national-capitalisme d'Adolf Hitler mais
gardons nous bien de taxer Sarkozy de raciste génocidaire et sa politique de dictature fasciste)
soyons plus clair
au contraire de Hitler, la dominance politique de Sarkozy n'est pas le nationalisme mais son co-nommé capitalisme (chez Hitler, le socialisme était une parade): show-bizness, argent partout,
libéralisme à l'américaine, etc.
le nationalisme est chez lui la parade d'accès au pouvoir car nationalisme et xénophobie sont "tendances" (politiquement), le reste de sa politique est clairement capitaliste, ce qui est, là, une
question à soulever d'ordre idéoligique et qui n'est pas le lieu du débat (nous ne sommes ni capitalistes, ni communistes, la question n'est pas là)
en effet, qu'y a-t-il à reprocher dans cette élection?
le choix des français se respecte, il a été fait et le capitalisme n'est pas, en étant neutre, la pire des machinations idéologiques (c'est une parmi d'autres pires ou moins graves: c'est
simplement l'idéologie, les "-isme" qui sont toujours dangereux)
le réel danger démocratique qui a été soulevé dans cette élection ce n'est pas M. Sarkozy, c'est la bêtise et l'insouciance des français... en quoi, pourquoi, de quoi?
M. Sarkozy a joué à l'insinuation, à laisser planer le doute, à ouvert la voie aux "serait-il ..."; on a pensé dictateur (il a peut-être l'intention d'installer une "dictature vinicole" pour ne pas
dire bananière); on a pensé raciste (il a peut-être l'intention d'éliminer territorialement la présence maghrébine et africaine en France); on a pensé x, y, z.
on a pensé avant son élection, on le pense encore un peu maintenant
la question c'est cela: "on a pensé avant son élection qu'il était peut-être ceci ou cela"
c'est grave.
laisser passer un candidat potentiellement dangereux pour la démocratie, sur le bénéfice du doute, c'est grave; laisser planer le doute et dire "on verra" ou "mais non, c pas possible" ou encore
"surtout pas Ségolène", etc. ; c'est très très grave car Ségolène Royal n'a jamais été taxée de danger démocratique, Sarkozy l'a bcp été et l'est encore
laisser passer et voter pour un candidat douteux qui laisse (volontairement) planer le doute sur ses idées et ses véritables désirs idéologiques, c'est laisser nos démocraties ouvrir la porte à un
futur véritable candidat dictatorial et raciste à visée génocidaire
soyons sérieux et réalistes
Sarkozy veut du pouvoir, le pouvoir, tous les pouvoirs
ce n'est certainement pas à mon sens un vrai dictateur et un profond raciste: il n'a pas d'idéologie, si ce n'est celle du capitalisme qui "marche bien" aux Etats-Unis (suivons le Roi du Monde,
c'est plus simple)
en revanche, en prenant les méthodes de Sarkozy (laisser planer un doute) et jouer sur la crédulité, la bêtise et l'insouciance du peuple français, un candidat réellement dangereux idéologiquement
pourra passer facilement la barre des 50% et installer démocratiquement un régime anti-démocratique et dangereux pour l'Homme et qui laissera peut-être une marque peu souhaitable dans
l'Histoire
plus simplement, Sarkozy était un danger "peut-être" pour la démocratie: il est passé et on ne devait pas, par précaution citoyenne, le laisser passer (même si Ségolène Royal n'était pas une bonne
candidate)
quand arrivera le réel danger démocratique pour qui on dira aussi "peut-être" et qu'on laissera passer?
on ne peut pas autoriser le bénéfice du doute à un candidat et c'est bien cela que les Français ont fait et c'est bien cela qui est inacceptable et intolérable
bêtise, insouciance et crédulité
syndrôme de débilité citoyenne
c'est sûrement dangereux à long terme, non?
... c'est un "peut-être", évidemment.